Conférence de presse du 30 octobre

Élue d’opposition depuis bientôt 12 ans, je me suis posé la question d’un nouvel engagement.
C’est une décision qu’on ne prend pas seule, et mon entourage politique m’a accompagnée.
Nous avons mené cette réflexion collectivement, de façon ouverte et partagée nous en avons fait part à de nouveaux sympathisants, et c’est forts de leur adhésion que nous avons décidé de présenter une liste pour les élections municipales de 2020.
 
Pour ma part, cet engagement s’inscrit dans une continuité.
Mon parcours politique s’est enrichi de deux campagnes intermédiaires depuis 2014 (campagne pour les  Régionales 2015 et campagne des  Législatives 2017).
Lors de ce scrutin, avec Bertrand Gaudin nous avons battu localement les listes du Front National et celle du candidat régionaliste. Sur les 10 candidatures alsaciennes EELV, nous avons rassemblé le plus grand nombre de voix. Nous pouvons donc justifier d’une assise et d’une reconnaissance politique sur le territoire.
 
Depuis notre élection en 2014, nous avons assuré le « service après-vote »:
  • présence assidue aux conseils (110  séances en tout)
  • présence assidue aux commissions préparatoires (plus de 200)
  • représentations partagées dans toutes les instances.
 
Grâce à cela nous avons gagné en expérience et en connaissance du terrain.
Notre statut d’opposants nous oblige à travailler les dossiers à fond, pour pouvoir développer notre argumentaire critique. Nous avons aussi joué la construction en étant force de proposition.
En face, on a reçu ces propositions avec indifférence ou mépris, à une exception près : le nouvel abonnement scolaire du TIS qui donne accès à l’ensemble des trajets, quelle que soit la période. (commission intercommunale).
 
Au-delà de ces investissements liés à notre mandat, nous avons eu à cœur de poursuivre nos engagements associatifs, et nous avons gardé ou pris des responsabilités dans les Conseils d’Administration. Nous avons même fondé une association MicCitéS, pour montrer notre capacité à agir concrètement en faveur du lien social, de l’éducation  et de la culture, même quand on n’est pas aux manettes.
 
Objectif : être au plus près du terrain et des préoccupations de nos concitoyens. Cette proximité nous a permis de faire un constat :
celui d’une dégradation de la qualité de vie à Sélestat.
Cela se traduit par des plaintes récurrentes qui touchent tous les secteurs du quotidien :
  • nuisances diverses et sentiment d’insécurité
  • dégradation du centre-ville
  • convivialité appauvrie
  • offre sportive qui n’est pas à la hauteur du titre obtenu  il y a 10 ans
  • écoute insuffisante des attentes de la population qu’il s’agisse de la jeunesse, des personnes isolées, des familles.
 
 
Depuis six ans, les besoins ont évolué, et les réponses – quand il y en a – ne sont pas adaptées.
Ce qui a aussi évolué, ce sont les mentalités : nos concitoyens de nouvelles exigences, de nouvelles préoccupations, de nouvelles manières de les exprimer.
Parmi ces préoccupations il y a celles qui touchent à notre environnement, et pour en parler je cède la parole à Bertrand Gaudin.
 
 
 
 
 
 

Professionnellement je suis directeur d’école maternelle. Mon parcours militant a commencé dans des associations de protection de la nature et de défense des droits humains et il y a une 15aine d’années j’ai franchi le pas de l’action politique avec Europe Ecologie. Cet investissement m’a amené à participer à plusieurs campagnes et me permet de siéger au Conseil Municipal auprès de Caroline Reys et de Bénédicte Vogel.

La prise de conscience de l’urgence climatique ou des conséquences de la pollution sur la santé est aujourd’hui partagée par le plus grand nombre. Les marches pour le climat, la présence de ces sujets régulièrement à la une des médias ou le vote pour l’écologie aux dernières élections européennes en sont la démonstration.

Cela donne une responsabilité aux écologistes qui ont le devoir de rassembler largement lors de prochaines élections municipales, notamment pour proposer une alternative crédible à Sélestat à la hauteur des enjeux et des attentes de ses habitants.  C’est la raison pour laquelle nous appelons les citoyens qui marchent pour le climat et la biodiversité, les militants du quotidien, les membres des associations, les acteurs de la solidarité, les électeurs écologistes, tous ceux qui ne supportent plus la politique des petits pas ou les opérations de greenwashing, à s’engager avec nous à Sélestat.

L’écologie ne peut plus être traitée comme une variable d’ajustement, c’est un enjeu essentiel qui doit être transversal à tous les sujets du projet que nous porterons pour notre ville. Cette transversalité, en créant un lien entre tous les sujets traités, participe à la cohérence d’un programme.

Lors de la campagne de 2014, l’écologie était déjà une priorité pour nous. Nous avons défendu nos convictions en la matière au conseil municipal et communautaire mais également lors des campagnes départementales et législatives.

À Sélestat, comme ailleurs, il s’agit d’engager une véritable transition écologique axée notamment sur la lutte contre la pollution et le changement climatique, sur la réduction des inégalités sociales et environnementales et sur la participation citoyenne. Les communes en transition sont de plus en plus nombreuses et démontrent qu’écologie, économie et social peuvent avancer ensemble sur le territoire. Muttersholtz en est l’exemple le plus proche de nous.

 

L’écologie a longtemps été perçue comme une utopie mais une utopie, si elle est partagée par le plus grand nombre, peut devenir une réalité.

Et puisqu’on parle de réalité, une autre réalité s’impose à nous, la réalité sociale à Sélestat, je passe la parole à Joseph Di Bella

 

Joseph Di Bella

55 ans – 2 enfants – employé de banque – ancien conseiller municipal et intercommunal à Sélestat
  • vice-président SCS Football et membre de Zone 51
 
 
 

Nous faisons tous le même constat dans le centre-ville de Sélestat, qui, même animé, fleuri et propre, ce centre-ville continue à s’appauvrir.  Nous voulons agir pour que les Sélestadiens, qui plébiscitent les facilités de la ville, pour que ces Sélestadiens ne soient pas uniquement de passage. Les gens choisissent de venir ici parce qu’ils y trouvent les commodités qui correspondent  un moment à leur vie professionnelle, mais quand il s’agit de s’installer, ils vont ailleurs.

Je souhaite faire de Sélestat une ville où l’on s’installe et où on reste, pas une ville où on est simplement en transit. Il faut donner aux habitants l’envie de rester.

  1. Agir sur le prix du foncier:  la commune est propriétaire de terrains ; on peut faire en sorte que l’offre augmente, et que les prix baissent.
  2. Nous voulons tenir nos promesses en termes de politique urbaine (exemple de la SEITA)
  3. Nous voulons offrir une qualité de vie en termes
  • de service public
  • de culture et vie associative
  • de sécurité publique  (exple des abords des écoles)

Ces éléments sont un gage de bien-être, et c’est cet aspect que nous voulons promouvoir.

Conclusion :

Notre ambition est de redéfinir l’humanisme aujourd’hui et ici ; inventer en quelque sorte un « néo-humanisme » spécifique à notre territoire.

 

 
 
Dans cette perspective, nous allons poursuivre notre travail collectif pour élaborer un programme qui place l’humain au cœur de nos préoccupations.
 
Désormais il ne s’agit déjà plus seulement d’investir dans le visible mais d’investir dans le sensible :
  1. Éducation
  2. Culture
  3. Solidarité
  4. Sport
  5. Sécurité
  6. Santé
 
 
Parce que nous avons de la considération pour leurs paroles et leurs attentes, nous voulons responsabiliser nos concitoyens.
En faisant cela, nous espérons mettre fin au repli individualiste constaté de façon universelle ;
à Sélestat notre objectif est de faire émerger l’intérêt collectif.
 
3 exemples concrets :
  1. nous envisageons par exemple d’ouvrir les commissions municipales à tous les citoyens;
  2. nous constituerons des commissions consultatives pour préparer les projets structurants
  3. nous prévoyons  aussi l’affectation d’une partie du budget un budget participatif dédié à un collectif citoyen.
 
Notre ambition est donc de sortir l’humanisme de son musée et de le traduire concrètement sur le territoire dans la vie des gens pour fonder une véritable identité humaniste à Sélestat.
 
 Ce nouvel humanisme  se traduira aussi par davantage d’éthique c’est pourquoi, en tant que membre dAnticor, je proposerai à notre collectif de s’engager à respecter les propositions de la Charte 2020.
 
 
D’ici les municipales, nous allons poser trois questions à nos concitoyen(ne)s :
 
  1. Est-ce que vous avez pris conscience de la situation sociale de notre ville ?
  2. Est-ce que vous avez conscience des enjeux environnementaux qui s’imposent à l’humanité ?
  3. Êtes-vous prêts à nous donner les moyens d’agir pour œuvrer localement à l’amélioration de cette situation ?
Réponse le 15 mars 2020.