Daniel EHRET

Guide conférencier en Alsace

 

Présentation

Ecrivain, guide national et homme politique français. Né le 24 avril 1945 à Saint-Stail, Vosges (Région Grand-Est), de parents alsaciens. Habite Bitschwiller-lès-Thann (Haut-Rhin) de 1948 à 1970, puis Thann (1970-1975), puis Willer-sur-Thur (1975-1980), puis Riquewihr, où il devient guide touristique (1980-1986), puis Strasbourg, où il entame tardivement un cursus universitaire d’histoire (1986-1997), enfin Sélestat, où il vit toujours (en 2020).

Vie privée

1971  Mariage à Willer-sur-Thur avec Germaine Fischer – 1 fils, Etienne, né en 1973 – Domicile conjugal à Thann (1971-1975), puis Willer-sur-Thur (1975-1979)

1980  Divorce et union libre avec Véronique de Robert – domicile à Riquewihr, puis Strasbourg

1988  Vie maritale avec Marlène Ziegler-Grunert, à Strasbourg, puis Sélestat

1998  Mariage à Sélestat avec Marlène Ziegler, domicile à Sélestat

Le couple s’établit à Sélestat en 1997.

Carrière professionnelle

Il entre à 17 ans (1962) dans l’administration municipale (mairie de Mulhouse, puis Thann) et se voit confier en 1973 la responsabilité de la bibliothèque municipale de Thann. Sa forte implication dans la publication mensuelle du journal satirique de « contre-information » Klapperstei 68 déplaît fortement au sénateur-maire de Thann, souvent visé par le mensuel en question. Plutôt que d’avoir à subir une « mise au placard », Daniel Ehret démissionne et accepte de seconder le gérant d’une librairie que l’éditeur et auteur François Maspero ouvre à Mulhouse en 1974. Il y passera 18 mois, avant d’être licencié pour motif économique. Il songe alors à se lancer en littérature. Mais la nécessité alimentaire d’avoir des revenus stables l’oblige à commencer une carrière dans l’aide aux personnes en grande difficulté. Il sera travailleur social de 1975 à 1979, dans un foyer d’hébergement de Mulhouse. De 1979 à 1981, il abandonne provisoirement son métier d’animateur social pour tenter l’aventure de l’organisation de concerts. C’est ainsi qu’il rencontrera des artistes comme Léo Ferré, Colette Magny, Catherine Ribeiro, Djamel Allal, Valérie Lagrange, Roger Siffer, dans le domaine de la chanson, ou des musiciens classiques comme le pianiste Philippe Entremont, la cantatrice espagnole Victoria de Los Angeles, le harpiste Nicanor Zabaleta, les chefs d’orchestres Paul Kuentz ou Jean-François Paillard. Plusieurs échecs financiers graves le contraignent à reprendre son métier d’éducateur, qu’il exercera en parallèle avec celui de guide du patrimoine jusqu’à sa retraite en 2004, avec la consécration d’une accréditation “nationale” que lui reconnaît le Ministère de la Culture depuis 2012.

Carrière associative

Passionné par les vieilles pierres et plus généralement par le patrimoine bâti, Daniel Ehret s’engage fortement pour sa valorisation. C’est ainsi qu’il sera successivement président des Amis des Edifices Religieux de Sélestat, puis président des Amis de l’Eglise Fortifiée de Hunawihr, puis président des Amis de l’Eglise Historique de Baldenheim, toujours dans un esprit de laïcité, avec le souci de ne jamais confondre le cultuel et le culturel. Ce qui lui vaudra beaucoup d’incompréhension, parfois de l’hostilité, dans une région qui n’est pas soumise à la loi de séparation des églises et de l’Etat (1905). Président du Club Question pour un champion de Sélestat, il sera reçu à cinq reprises dans la célèbre émission de France 3 (une victoire et quatre places de finaliste).

Carrière littéraire

Auteur à ce jour (2020) de 26 « alsatiques » (livres écrits ou publiés en Alsace), Daniel Ehret écrit dès son plus jeune âge. De 1966 à 1970, il fait jouer plusieurs de ses pièces comiques sur la scène communale de Bitschwiller-lès-Thann (Haut-Rhin). Le premier livre que publie de lui l’éditeur strasbourgeois BF (1991) est un “divertimento” que Jean Egen, l’auteur des « Tilleuls de Lautenbach » (Stock,1980) salue en ces termes : « On croit entendre le bon Rabelais se taper sur les cuisses ». Histoire farfelue imaginée par un auteur qui, dès lors, alternera le documentaire et la fiction, son « Branle de Richwir » deviendra en 2013 « La cloche de Richwir », une réédition « très améliorée » et enrichie par les dessins truculents de Carmona. En septembre 2017, Daniel Ehret publie un ouvrage inclassable sur sa ville d’adoption et qu’il intitule « Sélestat, nombril d’Alsace ». Il y revendique un refus assumé de l’objectivité, considérant celle-ci comme une vue de l’esprit. En 2018, c’est avec son fils Etienne, photographe amateur de haut niveau, qu’il fait imprimer en autoédition (après avoir « enterré » 7 éditeurs, tous trépassés par la faute d’Amazon et de certains libraires qui ne vendent plus que les best-sellers, avec la complicité aussi du « grand public », qui ne lit plus que des livres inutiles) et qu’il intitule « L’Alsace des beautés choisies ». Depuis le printemps 2019, il travaille à la rédaction d’une « autobiographie perpétuelle », considérant que sa vie « aurait pu être un roman », mais refusant de se prononcer a priori sur « l’intérêt public d’une telle entreprise ».

Publications

Alsace, brochure touristique, Est-Edition, 1990 – Le branle de Richwir, BF, 1991 –  Riquewihr, perle du vignoble, La Nuée Bleue, 1991,1995,1999 – Strasbourg, guide touristique, Pierron, 1999 – Les édifices religieux de Sélestat, Pierron, 2000 – Riquewihr, perle d’Alsace, Pierron, 2001 – Alsace (beau livre, grand format), Pierron, 2002, 2005 – Drôles d’histoires d’Alsace, 1998, 1999, 2002, 2005 – Drôles d’histoires d’Alsace, (édition augmentée, nouvelles illustrations de Carmona), chez l’auteur, 2008 – Célébrités alsaciennes, Bastberg et chez l’auteur, 2008 –  Aquarelles au coeur de l’Alsace, vol.1, Petites vagues, 2008, épuisé –  Aquarelles au coeur de l’Alsace, vol. 2, Petites vagues, 2010, épuisé – Rhapsodie alsacienne, Bastberg et chez l’auteur, 2010 – Riquewihr, nouveau guide, photos Etienne Ehret, chez l’auteur, 2011 – La cloche de Richwir, chez l’auteur, 2013 – Héloïse, un amour à mort, chez l’auteur, 2014 – Drôles d’histoires d’Alsace (nouvelle édition, augmentée de 50 pages, 8 histoires supplémentaires), 2015, chez l’auteur. Alsace (beau-livre avec superbes photos de Noto-Campanella), documentaire, Editions Ouest-France, 2016 – Sélestat, nombril d’Alsace, cher l’auteur, 2017. L’Alsace des beautés choisies, avec les photos de son fils Etienne, chez l’auteur, 2018.

Carrière politique

Victime d’injustices cuisantes (qu’il évoque dans plusieurs de ses livres) durant son enfance et sa jeunesse, Daniel Ehret cherche depuis son retour du service militaire (1965) à changer le monde. En 1972, il adhère au PSU (Parti Socialiste Unifié), alors dirigé par Michel Rocard. Lorsque ce parti se sabordera, au bénéfice du PS, il se détournera de la politique active et consacrera ses loisirs à l’écriture. Beaucoup de textes écrits entre 1975 et 1985 ne survivent plus que sous la forme de cahiers dactylographiés et ne connaîtront sans doute jamais d’autre destin. Il les rattache en rigolant à sa « période couillarde », une formule qu’il emprunte à Paul Cézanne. Retour à la politique engagée en 2005. Daniel Ehret considère le parti des Verts comme l’héritier du PSU. Il y adhère et devient rapidement un des militants alsaciens les plus en vue. En 2008, il est le premier des Verts sur une liste d’union avec le PS aux municipales de Sélestat : échec de cette liste, qui s’incline devant celle du sortant Marcel Bauer (UMP). En 2010, il figure en position non éligible sur la liste Europe Ecologie conduite par Jacques Fernique aux Régionales (Alsace). La liste fusionne au second tour avec celle du PS, mais sera battue par l’UMP Philippe Richert. C’est l’époque où il a des contacts avec des femmes et hommes politiques alors très en vue, tels que Catherine Trautmann, Jack Lang, Cécile Duflot, Noël Mamère, José Bové, Yves Cochet, Daniel Cohn-Bendit ou Eva Joly.

En 2011, Daniel Ehret rate d’une centaine de voix une présence au 2e tour de l’élection cantonale à Sélestat. Il fait cependant mieux que le PS et s’en console. Investi à la fois par le PS et Europe Ecologie Les Verts aux législatives de 2012, il se hisse au 2e tour, mais le sortant UMP Antoine Herth, solidement installé, ne sera pas inquiété. Avec 32,20% des suffrages exprimés, Daniel Ehret obtient cependant le meilleur score jamais réalisé par un écologiste dans la 5e circonscription du Bas-Rhin, le deuxième meilleur score de l’histoire électorale pour un candidat de gauche. En 2014, il participe une fois encore à l’élection municipale à Sélestat. Une liste de caractère vaguement centriste empêche le rassemblement face au maire sortant Marcel Bauer : nouvel échec. Le dernier pour Daniel Ehret qui annonce son retrait de la politique active à l’automne 2014…Mais en 2020, toujours aux municipales, et parce que la situation permet cette fois l’espoir d’une alternance (quatre listes se sont annoncées), il soutient la liste écologiste et citoyenne conduite par Caroline Reys. Il y figure en position non éligible. Cette liste, composée de personnes ayant en commun une fibre écologiste sincère, ambitionne avec un certain réalisme de mettre un terme au « règne » du maire sortant Marcel Bauer.